dimanche 12 septembre 2010

ARTISTE A L'HONNEUR - Yan Pei-Ming



Dans son atelier
d'Ivry  sur Seine
Il a peint Mao, Obama, McCain, le Bouddha, Jean-Paul II, Bruce Lee. Mais il s’est également attaqué à l'œuvre la plus emblématique de l’histoire de l’art pictural, La Joconde avec « Les Funérailles de Monna Lisa ». J'ai le plaisir et l'honneur de vous présenter Yan Pei-Ming !
Né à Shanghai en 1960, Yan Pei-Ming s'exile en France à l'âge de 19 ans. Sa première exposition d'importance a lieu en 1988, au musée d'Art moderne de la ville de Paris. « Le plus français des Chinois » mène aujourd'hui une carrière internationale. Enfant de la Révolution culturelle, Yan Pei-Ming fréquente des icônes. Avant son exil en France, ce peintre de propagande originaire de Shanghai réalise des affiches officielles et des effigies du Grand Timonier dans le style réaliste de rigueur. Installé dans l'Hexagone, son diplôme des Beaux-Arts de Dijon en poche, il exécute des portraits aux dimensions inhabituelles. Ceux de « Mao » le rendront célèbre. Plus tard, il y aura « Bouddha », « Bruce Lee », « Jean-Paul II », ou encore, en 2008, durant la campagne présidentielle américaine, « McCain » et « Obama ».

Mao
Jean-Paul II
Obama/McCain
Son œuvre se caractérise par des visage peint en gros plan, à l'allure tourmentée, saturés de noir, de gris, parfois de rouge, et comme taillés à la hache, à la manière de portraits-robots.
En 2009 que Yan Pei-Ming se confronte à La Joconde. Quitte à défier un mythe, autant faire les choses en grand. Dans son atelier d'Ivry-sur-Seine, Yan Pei-Ming a imaginé l’œuvre en format XXL, à l'échelle des tableaux de Géricault et de Delacroix exposés au Louvre. Non loin des cadavres entassés du « Radeau de la Méduse », des « Pestiférés de Jaffa » ou de la « Mort de Sardanapale », Yan Pei-Ming organise "Les Funérailles de Monna Lisa".
Les Funérailles de Monna Lisa
Au centre de cette œuvre trône une Joconde assez conforme à l'original, flanquée d'un paysage inspiré de l'arrière-plan du tableau de Léonard de Vinci. Sauf que les vallées de Yan Pei-Ming sont parsemées de crânes, des autoportraits exécutés à partir de son propre scanner. A l'extrême gauche, il y met le portrait d'un vieillard couché, la tête reposant sur un oreiller : « J'ai représenté mon père à l'hôpital, avant qu'il ne meure. En entrant au Louvre, il devient éternel. » Son vis-à-vis montre le visage d'un homme jeune, lui aussi alité : « C'est moi, mort ou faisant semblant. Tous les artistes exposés au Louvre ont disparu, n'est-ce pas ? ».


« Je travaille sur l'anti-portrait »
De 1988 à 1989, Yan Pei-Ming étudie à l’Institut des Hautes Etudes en Arts Plastiques de Paris. De 1993 à 1994, il est pensionnaire de la Villa Médicis, Académie de France à Rome.
Yan Pei-Ming réalise essentiellement des portraits. Il brosse à l’aide d’un pinceau large des portraits d’anonymes ou des figures d’archétypes comme le portrait de Mao qui hante l’iconographie de l’artiste. Les coups de brosse rendent le portrait d’un anonyme plus flou, plus dépersonnalisé ou, au contraire, donne à la figure emblématique de Mao son caractère de modèle. 

"Je m’intéresse à ce caractère invisible, absent de l’homme dans son comportement, au fil des contextes, des circonstances et des événements, à l’humanité qui lui échappe : l’homme invisible dans son humanité. Ce que je peins, c’est en fait l’humanité ».

« Les Funérailles de Monna Lisa » au Louvre
Dans le cadre des confrontations entre artistes contemporains et maîtres anciens, le Louvre a accueilli Yan Pei-Ming en 2009. L’artiste franco-chinois a présenté ses peintures monumentales parmi les grands formats français du XIXe siècle et de la Renaissance italienne.


Yan Pei-Ming était un jeune peintre de grand talent promis à l’esthétique officielle du régime maoïste avant son exil en France en 1980, à l’âge de 19 ans. Il a développé une œuvre singulière, où l’image pointe vers les codes de l’art totalitaire tout en s’y dérobant. Le travail de Yan Pei-Ming se caractérise par d’imposants tableaux peints en séries : imposants par leurs dimensions monumentales, par la violence de leur geste pictural et par le hiératisme des figures portraiturées, issues d’icônes de la culture populaire chinoise. Sa peinture manie les genres traditionnels – nature morte, paysage, portrait, histoire – avec une technique bichrome et une échelle de représentation qui en brouillent la lecture. Se limitant à une large gamme de gris et parfois à une palette rouge vif ou blanche, il peint à l’huile et à la hâte, à larges coups de brosses et de rouleaux, laissant la peinture éclabousser la toile et couler le long de sa surface.  Après avoir développé une iconographie fortement politique depuis le début des années 2000 (Jean-Paul II, Mao, Obama/McCain, Bouddha), il a trouvé au Louvre une matière directe dans les chefs d’œuvre du musée. Yan Pei-Ming a exposé sa vision singulière du plus célèbre tableau du Louvre : La Joconde (2009)

1 commentaire:

  1. ha bein oui dingie dingue dis donc
    zut on est à marseille le week end prochain
    tu avs être obligée de m'inviter à prendre le thé un autre jours alors ;-)
    sinon pour les gateaux je viens de refaire une tarte facon cheesecake au citron vert a tomber:
    http://maisonbastille.blogspot.com/2009/06/citron-facon-cheesecake.html

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