mardi 28 décembre 2010

QUAI EST - L'atelier A19 revu et corrigé

Le A19 (re)fait peau neuve et cette fois-ci grâce au talent créatif et minutieux de Hassan. Jeu exquis de blanc mat, de blanc satiné, de gris, de métal et de lumières douces... Hassan a sévit pendant 6 jours au A19 à ma plus grande joie. Les idées ont enfin pris forme, les volumes se sont adoucis pour devenir presque laiteux, l'espace s'est agrandit, tons et nuances se sont précisées, et l'esprit du lieu s'est installé : lumineux, vaste et chaleureux. Mais ne vous y méprenez pas, d'autres changements sont encore à venir ! L'escalier, entièrement repensé, prendra sa place prochainement, puis une succession de blanc mat et satinée envahira l'espace dans la totalité de l'atelier, un mange-debout vous attendra pour dîners et buffets, du métal viendra orner les angles des murs et plafonds, des boîtes parsèmeront les murs... Autant vous dire que nous ne sommes pas au bout de nos idées et de nos efforts !! Un grand merci à Hassan sans qui tout cela n'aurait pas été si parfaitement possible ! Ici aussi un hommage tout particulier à Chak... ;-)









lundi 27 décembre 2010

LIVRE - "La Carte et le territoire"

Dans le dernier roman de Michel Houellebecq -roman que l'on dit différent des autres, plus accompli, moins polémique- persiste selon moi encore la noirceur de l'auteur, la solitude des hommes, l'absurdité de la vie, l'incapacité à aimer et à atteindre le bonheur, une vision toujours triste de la vie contemporaine. Toujours est-il que je retrouve le Michel Houellebecq que nous connaissons, à la plume majestueuse, à l'observation mélancolique et à l'ironie mordante...



Le décor est différent dans ce dernier roman. On se retrouve cette fois-ci plongé dans le milieu de l'art -la photographie, la peinture, la littérature, les médias. Nous sommes ici au coeur de la création...et du réel. Là où nous pourrions croire à la création d'un monde nouveau. Ou inversement, là où nous voyons le monde tel que le voit l'auteur : triste et absurde. Et au milieu de tout cela, un fait divers, une histoire ordinaire...un meurtre, un assassinat ignoble.
Il n'y a pas un livre de Michel Houellebecq que je n'ai lu. Il n'y a pas un de ces romans dont j'ai pu saisir toute la dimension et la complexité. Je reste toujours face à tant de questions sans réponses, sans pouvoir en saisir pleinement le sens...ou l'horreur. Il n'en reste pas moins que j'aime lire Michel Houellebecq. Parce qu'il nous livre sa vérité. J'aime Michel Houellebecq pour son humour (grinçant), son cynisme (drôle), sa vérité (brutale), pour la noirceur de ses personnages et l'absurdité de leur monde. Parce que la vie qu'il décrit est aussi (partiellement) la nôtre ; et qu'il nous en parle sans détours. Espérons qu'il vive -de temps en temps- des moments de bonheur simple... Mais pourrait-il dès lors nous offrir son génie. Je préfère pour ma part continuer à lire ses oeuvres, même si pour cela il doit être triste et résigné. Oui, c'est très égoïstement que je lui souhaite de le rester...
A lire: si vous avez aimé les précédents romans de Michel Houellebecq, je vous conseille celui-ci. Si vous n'avez pas aimez les précédents, ce dernier roman sera peut-être celui par lequel vous appréciez son oeuvre !
La Carte et le Territoire, Ed. Flammarion, 432 p., 22 €. A signaler aussi, la parution de l'essai d'Aurélien Bellanger, “Michel Houellebecq, écrivain romantique”, éd. Léo Scheer.

samedi 4 décembre 2010

MUSIQUE - Well, well, well...

Après le succès de son premier album « Rockferry », l'enjeu est de taille pour la jeune chanteuse Galloise Duffy. Avec le titre  « Mercy », Duffy était devenue une des chanteuses les plus importantes de la scène « British ». L'album « Endlessly » - enregistré entre Londres et New-York - devrait connaitre le même sort avec son titre phare « Well, well, well »...c'est tout du moins tout le mal que je lui souhaite ! Comme pour son nouvel album, Duffy est l'auteur des textes de ses chansons. Si vous aimez la douceur, le rythme, le "vintage pop", courrez vite à vos casques...




dimanche 21 novembre 2010

MAGAZINE - Plus féminine du cerveau que du capiton....

N° Novembre-Décembre #11 
"Plus féminine du cerveau que du capiton". Je vous rassure ce n'est pas de moi. Mais de "Causette". Un magazine pour nous, les Femmes. Vous connaissiez "Elle", "Glamour" ou "Mode et Travaux" ? Qu'à cela ne tienne, voici un magazine féminin différent de ce que vous avez déjà vu...euh pardon lu !! Quoique un peu gaucho-démago, ne vous y trompez pas, ce magazine vous fera rire aux éclats par son ton décalé, et vous plaira par son absence de publicité, son humour actuel...et féminin. Il vous surprendra pour son Edito ("Vous ne saviez pas ce que signifiait Sarcopénie"...moi maintenant je sais), ses rubriques Economie ("Mon épargne, ma conscience et moi"), Politique ("Lobby européen des Femmes: groupe d'action discrète"), Sexe bestial ("l'orgasme simulé de la truite"...prenez-en de la graine les filles!!), Culture, Horoscope, Portrait ("Sex & the boucherie" consacrée à...un boucher... et oui !), son dossier spécial "Féministe" (parce que le MLF fête ses 40 ans cette année ! et oui déjà).
Vous trouverez "Causette" dans les kiosques, sur internet (www.causette.fr), ou   devenir amie sur Facebook. Bonne lecture les filles...!

vendredi 5 novembre 2010

DESIGN -Un petit air marin sur votre table...

Foscarini Binic

Inspirée du monde marin et de Bretagne - Binic est une ville de la côte armoricaine - cette lampe de table rappelle les manches à air des bateaux. Créée par Ionna Vautrin pour Foscarini, la lumière a le vent en poupe !

138€ l'unité (14 x 14 x 20cm ) >> Made in Design, Voltex

jeudi 4 novembre 2010

DESIGN - Unfold...by Muuto

Lampe "Unfold"
Vous recherchiez une lampe à suspendre au-dessus de votre table de cuisine ? Ne cherchez plus ! Avec son look résolument "loft" cette lampe en silicone -oui oui sa coque est molle- garnira à merveille votre intérieur design (disponible en plusieurs colories) ! La lampe "Unfold" du collectif "Form Us With Love" pour Muuto renouvelle les classiques du design industriel - www.muuto.com

samedi 30 octobre 2010

EXPO - Arman ou "une critique expérimentale du tout-conso"

Le Centre Pompidou s'est toujours refusé jusqu'à présent d'accorder à Arman une rétrospective de l'artiste, ses oeuvres ayant été souvent jugées trop "commercial" du fait de sa production de bronze décoratifs, de trophées de golf..... Voilà qui est chose faite car le Centre Pompidou nous offre désormais cette rétrospective. Armand a toujours bénéficier d'une reconnaissance à l'international avec des expositions à Barcelone, Lisbonne, Rio, Tel-Aviv, Taiwan, Téhéran... et était reconnu comme l'artiste majeur du Nouveau Réalisme. Au fil des années de création intense - les "Accumulations", les "Colères", les "Poubelles", les "Coupes", les "Portraits-robots" ou les "Combustions", les oeuvres d'Arman parlent du rapport à l'objet qui change la définition classique de l'oeuvre d'art et ouvre de nouvelles perspectives ; celles des objets, des éléments de référence sociologiques centré sur la production des déchets des sociétés occidentales ; devenant les témoins du volume et de la consommation. Toutes les oeuvres de la période 1959-1964, sont le témoignage des changements de notre société de consommation. L'entreprise d'Arman consiste en une méthode expérimentale -multiplier, couper, casser, brûler...- à appréhender ce qu'est un objet et à atteindre par la multiplication de ce même objet l'instant où cet objet perd son identité -dimension, couleur, matière- et devient un simple composant indiscernable  et innombrable.
Arman ne reste pas sur les normes habituelles de l'histoire de l'art. Il refuse les notions classiques du rare et de l'unique. Il veut la répétition du phénomène, vérifier la force de ses oeuvres par le nombre et en découvrir progressivement les conséquences. Il utilise les rebuts de la société : vieilles poupées entassées dans une valise déglinguée, manomètres hors d'usage, brûleurs à gaz rouillés....des "objets-témoins de la vie et de la fin dernière des choses". Le XXème siècle fut celui de l'image, Arman démontre qu'il fut celui de l'objet.
Ce que je reconnais à l'art contemporain -malgré parfois la difficulté à l'appréhender- c'est que cet art interpèle. L'art contemporain ne recherche pas nécessaire la beauté esthétique. Il représente. Renvoie. Et interpèle... c'est tout du moins ce que j'ai ressenti à l'exposition d'Arman en circulant parmi les oeuvres des séries "Poubelles", "Accumulation", "Colère"... Une exposition que je conseille.

Quelques repères
1928 - Le 17 novembre, naissance d'Arman Pierre Fernandez à Nice,
1949 - Il s'installe à Paris pour étudier l'archéologie et l'art oriental à l'Ecole du Louvre,
1953 - Retour à Nice. Influencé par Serge Poliakoff et Nicolas de Staël, il peint des toiles abstraites,
1960 - Signature, avec Yves Klein, Martial Raysse, Raymond Hains, Daniel Spoerri, Jean Tinguely et Jacques Villegé, du manifeste fondateur de Nouveau Réaliste,
1967 - Arman entreprend une collaboration avec Renault,
1975 - Exposition "Objets armés" (1971-1974) au musée d'Art moderne de la Ville de Paris,
1998 - Rétrospective à la Galerie national du Jeu de Paume à Paris,
2005 - Le 22 octobre, Arman meurt à New York.

Arman vu par... Camille Henrot (artiste) - "Un désir collectionneur et meurtrier"
"Ce que j'aime surtout dans les "Accumulation" d'Arman, c'est l'idée de la disposition en spirale, de la corne d'abondance, de la masse qui tourne sur elle-même jusqu'au dégout. Je pense à un tableau de chasse où l'accumulation des même objets et leur disposition soignée, ce bel étalage, est révélateur d'un désir à la fois collectionneur et meurtrier. Il y a chez Arman une approche contextuelle (la critique de la société de consommation des années 1960) et la volonté de convertir son propos en figures qui transcendent la temporalité. Cette association du politique et du mythologique me semble encore pertinente aujourd'hui. Dans son oeuvre le Fétiche à clou, l'accumulation finit étrangement par humaniser l'objet... La sculpture semble se dresser contre un ennemi invisible et invincible, qui l'aurait défié: "Combien de revolvers sont-ils nécessaires pour me tuer ? J'aime aussi ses "Colères". Il y a toute l'ambivalence de notre relation à l'outil: l'objet est à la fois menaçant -quelque chose à détruire- et fragile -quelque chose à protéger-. L'objet est morcelé pour être rassemblé, c'est un procédé magique et amoureux, comme celui utilisé par Isis sur Osiris pour le rendre à la vie".

"Arman" au Centre Pompidou jusqu'au 17 Janvier 2010 -  www.centrepompidou.fr

jeudi 28 octobre 2010

NEWS - Un instant de douceur dans un monde de brute !

Pendant que certains travaillaient durement à leur tâche quotidienne, et que d'autres manifestaient bruyamment dans Paris, et bien moi je m'offrais un moment de douceur à "l'Echappée". Entre le hamam, le bassin, les massages, la lecture du dernier Michel Houellebecq et la sieste inévitable sur le transat..... et bien oui, certaines (oserais-je dire "Moi") se faisait plaisir sans le moindre scrupule ;-).
Quittant mon paradis terrestre, je m'aventurais sur la Place de la République où trônait fièrement -mais bizarrement- un "Voltaire" inscrit sur une énorme pancarte. Et bien moi, je me délectais et me dirigeais vers le Centre Pompidou où l'exposition "d'Armand" m'attendait. C'était sans compter sur les quelques boutiques qui m'arrêtèrent en chemin pour me retenir dans une boutique  où une belle paire de bottine fini (sans surprise) au bout de mon bras :-). J'abandonnais donc - pour cette fois-ci seulement - l'exposition et retournais vers République ou quelques derniers manifestants s'éparpillaient pour retrouver leur foyer avant  -peut-être- de retourner vers leur dur labeur du lendemain.
"Que demande le peuple ?". Et bien moi je dis très égoïstement : une journée à l'Echappée, une balade dans Paris, une belle paire de bottine...et l'idée d'un lendemain identique !!. Pas vous.... ?!

dimanche 24 octobre 2010

ARTISTE A L’HONNEUR - Nathalie Lété

Nathalie Lété
Nathalie Lété travaille sur des supports très variés : Textile, papier, peinture, céramique... Une profusion de création pour les petits comme pour les grands: textile, papier, peinture, céramique... Elle s'inspire de ses voyages, de jouets anciens, d'animaux et de fleurs. Son travail coloré, naïf et poétique en fait une artiste adulée au Japon, aux Etats-Unis et en France.
Nathalie Lété est née en 1964 à Orsay d'un père chinois et d'une mère tchèque allemande. Elle entame des études aux Beaux-Arts de Paris et à l'école des Arts Appliqués Duperré. Elle se fait connaître à travers le duo de "Mathias et Nathalie" produisant des décors expressionnistes en carton et, après 10 ans de collaboration, elle laisse le carton peint et commence à fabriquer un univers autour du jeu et de la poésie. Travaillant avec toutes sortes de matériaux, sa préférence reste le tissu, et plus particulièrement cousu puis peint. Auteur impulsif, elle entame un nouveau livre dès que l'idée lui en vient. Son travail est destiné aussi bien aux petits (format visuel) qu'aux adultes (jeux de mots). Artiste international, ses œuvres sont également vendues au Japon. Artiste indépendant, elle privilégie les petits éditeurs comme les éditions du Rouergue. Elle est l’auteur de nombreux imagiers dont son préféré, « Aïe ». Nathalie Lété vit à Ivry sr Seine avec son mari et ses deux enfants et fait le bonheur des habitants de "Quai Est" !


Son œuvre
Nathalie Lété est à la fois auteur et illustrateur. Elle crée des imagiers à l'intention des petits enfants (pour 5 ans et moins) tout en rédigeant des livres graphiques pour les adultes.





Sa bibliographie
"Emmène-moi au cirque" Seuil Jeunesse
"La première fois que j’ai perdu mon chat" Albin Michel
"Mes peluches" Mila
"Les animaux sauvages" Seuil Jeunesse
"Les animaux familiers" Seuil Jeunesse
"Tout nu, tout vêtu" Thierry Magnier
"Boucherie" Rouergue
"Bretagne" Rouergue
"J’ai descendu dans mon jardin… " Seuil Jeunesse
"Bric à brac" Seuil
"Aie" Le dernier Cri
"Bon baiser de Paris" Rouergue
"Tacalogue de jouets" Thierry Magnier


lundi 11 octobre 2010

EXPO - Jean-Michel Basquiat - Le pinceau et la rage

"D'origine portoricaine et haïtienne, Jean-Michel Basquiat est né en 1960 à Brooklyn, et meurt à New York en 1988 à la suite d'une overdose. Passé de l'art de rue aux arts plastiques, il devient la vedette de la nouvelle peinture, à contre courant de l'art conceptuel et de l'art minimal. Ce mouvement, apparu aux Etats-Unis et en Europe au début des années 80, revendique la spontanéité, l'absence délibérée de savoir-faire et une figuration violemment expressive. L'univers de Basquiat mêle les mythologies du vaudou et de la Bible, la bande dessinée, la publicité, les héros afro-américains musiciens et sportifs, et ses racines caribéennes. Il définit une contre-culture urbaine, violente et anarchique, pétrie de liberté et de vitalité". Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris - 2010.  


Né à la peinture par le graffiti à 17 ans, Jean-Michel Basquiat est mort à l'âge de 27 ans. Il ne lui fallut qu'une décennie pour nous livrer une prodigieuse production artistique de + de 1 000 toiles. Jean-Michel Basquiat est arrivé comme il est parti. Soudainement. Et a réalisé en 10 ans l'oeuvre d'une vie. Il commence son périple artistique avec le graffitiste Al Diaz, rencontré en 1977. En 1980, la peinture devient sa seule et unique obsession. Ses oeuvres garderont l'empreinte du graffiti. Grand visiteur des musées, il utilisera les coloris éclatants des fauvistes et des expressionnistes. Très vite la renommée arrive. L'explosition "New York / New Wave" en 1981 le consacre. Il fait la rencontre d'Andy Warhol. Les expositions se succèdent. En 1985, le New York Time Magazine lui consacre sa Une sous le titre de "Nouvel Art / Nouvel Argent": le marketing d'un artiste américain". La mort soudaine de Warhol le marque profondément. Il s'enfermera chaque jour davantage et la drogue deviendra sa dernière compagne tragique. Il succombera le 12 août 1988.

Untitle (Skull) - 1981
Certainement le chef d'oeuvre de Basquiat
"Basquiat" - Du 15 octobre 2010 au 30 janvier 2011 - Musée d'Art Moderne de la ville de Paris (11 avenue du Président Wilson, 75016) - Tél 01.53.67.40.00 - www.mam.paris.fr.

samedi 9 octobre 2010

EXPO - Larry Clark - "Kiss the Past hello"

"Larry Clark est un artiste phare de la contre-culture, né en 1943 à Tulsa en Oklahoma. A la limite du documentaire et du journal intime, sans filtre ni tabou, ses travaux portent un regard sans concession sur la jeunesse américaine ; ses plaisirs, ses faiblesses et ses incertitudes. La drogue, le sexe, l'amitié et la mort sont les thèmes récurrents de ses oeuvres. A ses débuts, il documente par la photographie sa vie et celle de ses proches. Plus tard, il photographie des groupes de jeunes auxquels il s'est intégré, évitant ainsi la position du voyeur. Parfois troublantes mais jamais gratuites, ses oeuvres sont toujours orientées vers une quête de vérité, au-delà des valeurs morales et d'une quelconque idéologie. Selon l'écrivain Jim Lewis, "elles sont simplement ce qu'elles montrent". Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris.


L'exposition de Larry Clark est interdite aux - de 18 ans. On a censuré l'art ! En France ! On a censuré Larry Clark, photographe et cinéaste talentueux et reconnu. Interdit aux - de 18 ans, comme s'il s'agissait là d'oeuvres pornographiques. Laissez-moi vous rassurer. Il ne s'agit ici que d'Art. Il n'est question ici que de la représentation d'une certaine jeunesse américaine. Une certaine réalité, des instants, une vérité livrée nue... par un artiste. Vous avez le choix d'y aller ou de ne pas y aller....



"Kiss The Past Hello" au Musée d'Art moderne de la ville de Paris (11 avenue du Président Wilson, 75016) jusqu'au 2 janvier 2011 - Tél. 01.53.67.40.00 - www.mam.paris.fr.

dimanche 12 septembre 2010

ARTISTE A L'HONNEUR - Yan Pei-Ming



Dans son atelier
d'Ivry  sur Seine
Il a peint Mao, Obama, McCain, le Bouddha, Jean-Paul II, Bruce Lee. Mais il s’est également attaqué à l'œuvre la plus emblématique de l’histoire de l’art pictural, La Joconde avec « Les Funérailles de Monna Lisa ». J'ai le plaisir et l'honneur de vous présenter Yan Pei-Ming !
Né à Shanghai en 1960, Yan Pei-Ming s'exile en France à l'âge de 19 ans. Sa première exposition d'importance a lieu en 1988, au musée d'Art moderne de la ville de Paris. « Le plus français des Chinois » mène aujourd'hui une carrière internationale. Enfant de la Révolution culturelle, Yan Pei-Ming fréquente des icônes. Avant son exil en France, ce peintre de propagande originaire de Shanghai réalise des affiches officielles et des effigies du Grand Timonier dans le style réaliste de rigueur. Installé dans l'Hexagone, son diplôme des Beaux-Arts de Dijon en poche, il exécute des portraits aux dimensions inhabituelles. Ceux de « Mao » le rendront célèbre. Plus tard, il y aura « Bouddha », « Bruce Lee », « Jean-Paul II », ou encore, en 2008, durant la campagne présidentielle américaine, « McCain » et « Obama ».

Mao
Jean-Paul II
Obama/McCain
Son œuvre se caractérise par des visage peint en gros plan, à l'allure tourmentée, saturés de noir, de gris, parfois de rouge, et comme taillés à la hache, à la manière de portraits-robots.
En 2009 que Yan Pei-Ming se confronte à La Joconde. Quitte à défier un mythe, autant faire les choses en grand. Dans son atelier d'Ivry-sur-Seine, Yan Pei-Ming a imaginé l’œuvre en format XXL, à l'échelle des tableaux de Géricault et de Delacroix exposés au Louvre. Non loin des cadavres entassés du « Radeau de la Méduse », des « Pestiférés de Jaffa » ou de la « Mort de Sardanapale », Yan Pei-Ming organise "Les Funérailles de Monna Lisa".
Les Funérailles de Monna Lisa
Au centre de cette œuvre trône une Joconde assez conforme à l'original, flanquée d'un paysage inspiré de l'arrière-plan du tableau de Léonard de Vinci. Sauf que les vallées de Yan Pei-Ming sont parsemées de crânes, des autoportraits exécutés à partir de son propre scanner. A l'extrême gauche, il y met le portrait d'un vieillard couché, la tête reposant sur un oreiller : « J'ai représenté mon père à l'hôpital, avant qu'il ne meure. En entrant au Louvre, il devient éternel. » Son vis-à-vis montre le visage d'un homme jeune, lui aussi alité : « C'est moi, mort ou faisant semblant. Tous les artistes exposés au Louvre ont disparu, n'est-ce pas ? ».


« Je travaille sur l'anti-portrait »
De 1988 à 1989, Yan Pei-Ming étudie à l’Institut des Hautes Etudes en Arts Plastiques de Paris. De 1993 à 1994, il est pensionnaire de la Villa Médicis, Académie de France à Rome.
Yan Pei-Ming réalise essentiellement des portraits. Il brosse à l’aide d’un pinceau large des portraits d’anonymes ou des figures d’archétypes comme le portrait de Mao qui hante l’iconographie de l’artiste. Les coups de brosse rendent le portrait d’un anonyme plus flou, plus dépersonnalisé ou, au contraire, donne à la figure emblématique de Mao son caractère de modèle. 

"Je m’intéresse à ce caractère invisible, absent de l’homme dans son comportement, au fil des contextes, des circonstances et des événements, à l’humanité qui lui échappe : l’homme invisible dans son humanité. Ce que je peins, c’est en fait l’humanité ».

« Les Funérailles de Monna Lisa » au Louvre
Dans le cadre des confrontations entre artistes contemporains et maîtres anciens, le Louvre a accueilli Yan Pei-Ming en 2009. L’artiste franco-chinois a présenté ses peintures monumentales parmi les grands formats français du XIXe siècle et de la Renaissance italienne.


Yan Pei-Ming était un jeune peintre de grand talent promis à l’esthétique officielle du régime maoïste avant son exil en France en 1980, à l’âge de 19 ans. Il a développé une œuvre singulière, où l’image pointe vers les codes de l’art totalitaire tout en s’y dérobant. Le travail de Yan Pei-Ming se caractérise par d’imposants tableaux peints en séries : imposants par leurs dimensions monumentales, par la violence de leur geste pictural et par le hiératisme des figures portraiturées, issues d’icônes de la culture populaire chinoise. Sa peinture manie les genres traditionnels – nature morte, paysage, portrait, histoire – avec une technique bichrome et une échelle de représentation qui en brouillent la lecture. Se limitant à une large gamme de gris et parfois à une palette rouge vif ou blanche, il peint à l’huile et à la hâte, à larges coups de brosses et de rouleaux, laissant la peinture éclabousser la toile et couler le long de sa surface.  Après avoir développé une iconographie fortement politique depuis le début des années 2000 (Jean-Paul II, Mao, Obama/McCain, Bouddha), il a trouvé au Louvre une matière directe dans les chefs d’œuvre du musée. Yan Pei-Ming a exposé sa vision singulière du plus célèbre tableau du Louvre : La Joconde (2009)

mardi 7 septembre 2010

ARCHITECTURE - Dis Maman, ça sourit une maison ?

Vous en voyez souvent vous des maison aussi amusante et qui rit de toutes ses dents ? Non, alors pour le plaisir, voici pour vous, c'est cadeau...

Architecte Pascal Häusermann
Proche Bourges (18)
"Véritable « architecture-sculpture », cette maison est l'une des réalisations de Pascal Häusermann, figure majeure de la création architecturale française dans les années 1970..." A découvrir sur architecturedecollection.fr

vendredi 3 septembre 2010

DESIGN - A vos placards...

Vos placards débordent certainement de fringues que vous ne mettez plus (comme moi !), de vieilles fripes dont vous n'arrivez pas à vous débarrasser (je comprends !). Et vous devez faire de la place pour les prochaines soldes et ventes privées…Voici une idée déco qui peut permettre de régler ce problème (pour nous....les filles !). Rag Chair a imaginé ce fauteuil (designer Tejo Remy). Composé de morceaux de tissus reliés par des sangles, ce fauteuil est disponible chez Droog pour 3 200 € :- O Le prix peut nous tenter..... d'essayer de le réaliser soi-même. Non ?!

lundi 30 août 2010

DESIGN - Je craque, je craque pas, je craque...?



L'été s'achève, mais peut-être aurons-nous une belle arrière saison ? Peut-être est-ce trop tard; ou peut-être est-il encore temps... d'acheter l'inévitable accessoire extérieur ! Il faut bien avouer que certains barbecue donne envie de craquer…même hors saison. Alors Oui, je l'avoue, j’ai eu un coup de coeur pour ce barbecue. Le voici en version "Rose" pour un effet Girly - n'est-ce pas Jen ;-) - ou en bleu ou vert... ? Je craque, je craque pas, je craque, je craque pas, je craque....?